Principales indications des pratiques méditatives

Le mot méditation est parfois trompeur car en Occident il évoque une activité intellectuelle, alors que la plupart des pratiques passent surtout par le corps. Toutes ont pour point commun le développement de l’attention (à soi, au souffle, aux sensations corporelles, aux perceptions extérieures..), et pour origine des pratiques ancestrales (yoga, médecine chinoise).

Les études menées aux Etats-Unis et en France notamment avec la collaboration du moine bouddhiste Matthieu Ricard ont démontré que pendant les phases de méditation, certaines zones du cerveau étaient l’objet d’une activité spécifique, agissant dans le sens d’une  intégration globale des activités de différentes régions cérébrales.

Sphère somatique

Elévation des défenses immunitaires.

Voir les nombreux travaux de la psycho-neuro-immunologie, qui étudie le lien entre facteurs psychologiques et activité du système immunitaire. Le lien a clairement été établi entre sentiment d’impuissance et cancer, d’une manière plus générale, entre émotions ressenties et réactions du système immunitaire.

Amélioration des fonctions cardiaques et régulation de la tension artérielle.

Des travaux présentés au congrès international de cardiologie d’Orlando révèlent que la pratique de la méditation transcendantale abaisserait de 43% le taux de décès liés aux maladies cardio-vasculaires.

Atténuation de la sensation de douleur (douleurs chroniques atténuées).

De récentes études ont démontré le lien entre douleur, activité cérébrale et respiration. La perception douloureuse est notamment réduite lors de l’inspiration.

Stress : diminution de la libération de cortisol.

Cancers

Des auteurs ont prouvé que la pratique méditative réduirait la prise de drogue, améliorerait le sommeil des patients, et bien sûr peuvent contribuer à ré-harmoniser leur représentation du schéma corporel.

Diminution de certaines manifestations cutanées comme le psoriasis.

Sphère psychologique

Développement d’une capacité à devenir moins réactif aux émotions, au stress.

Stress post-traumatique

Pour le docteur Yasmine Liénard, psychiatre, « une pratique quotidienne de la méditation après un travail individuel sur les séquelles du traumatisme développerait certaines zones liées aux émotions positives et activerait la synchronicité cérébrale ».

Conscience plus claire des processus mentaux à l’œuvre (répétitions, projections…).

Capacités d’attention développées (améliore l’apprentissage chez enfants et adultes).

La méditation améliorerait aussi la mémoire, et ralentirait le vieillissement du cerveau, d’où une recommandation récente pour la prévention de la maladie d’Alzheimer, et des maladies neuro-dégénératives.

Amélioration du sentiment de bien-être et de la compassion pour autrui.